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mardi 26 septembre 2017

Aïte : Sincérité et sens de la technique (3)

Sens 


Photo: from internet


Il y a le sens dans l’espace, la direction : s’il respecte les principes fondamentaux évoqués et s’il est à l’écoute de l’action de Tori (connexion, lien), Aïte doit aller dans le sens, la direction où Tori le mène.
Si Aïte est beaucoup plus expérimenté que Tori, il peut même lui donner la sensation que Tori doit ressentir s’il faisait parfaitement la technique. En expérimentant grâce à Aïte ce qu’il doit ressentir, Tori peut comprendre la sensation qu’il doit obtenir si son mouvement est juste.
La technique de Tori doit respecter le sens de l’attaque d’Aïte, sinon il y a opposition.
Aïte doit respecter le sens de l’action de Tori si celle-ci respecte le sens de l’attaque.

Il y a le sens qui est la signification, la raison d’être, la finalité d’une attaque, ce qu’elle apporte à Tori pour qu’il se construise dans les fondamentaux. C’est ce sens-là qu’Aïte doit percevoir pour que son attaque et sa réaction soient bénéfiques à l’apprentissage de Tori.

Mais surtout, avoir le sens de la technique, c’est par définition avoir l’aptitude à connaître, à apprécier de façon immédiate et intuitive, ce qui se passe, dans la connexion avec Tori.

Les qualités qu’Aïte développent lui permettront d’être lui-même ensuite un Tori plus affuté.
Mais les qualités qu’Aïte développe doivent aider son partenaire Tori à progresser.

Aïte affuté dans sa perception saura « utiliser » intelligemment et loyalement toute faille dans la technique de Tori ; ce dernier devra alors ressentir si Aïte peut lui échapper et alors perfectionner son entrée, son contrôle….

Plus on est fin, logique, « performant » en tant qu’Aïte, meilleure est la réponse que l’on donne à Tori qui, dès lors doit perfectionner encore sa technique.


Perfectionner ses qualités en tant qu’Aïte, c’est améliorer ses compétences quand on est Tori, mais c’est surtout élever le niveau de son partenaire Tori quand on lui sert de Uke.

***

End

Béatrice Barrère 5èmeeDan + Brice Guiader 4 èmee Dan

Aïte : Sincérité et sens de la technique (2)



Sincérité 

Sincérité dans l’attaque, qui doit être franche, même si c’est une attaque pour étudier, construire, elle se doit de porter la précision, la justesse et l’intention de l’attaque. Elle doit atteindre sa cible.



Photo: from Budo Shugyosha


Sincérité dans l’attitude : Aïte doit respecter les consignes données par l’enseignant : si on est dans le cadre de l’exercice (de sensation, de travail d’un principe) ; si on est dans un travail de construction technique, de base ; si l’étude est statique ou dynamique ; si on est dans une variation de formes ou dans des applications. L’attitude d’Aïte n’est pas la même.

L’attaque puis la réaction de Aïte à la technique de Tori doivent se faire dans le respect de la connexion (awase) avec le partenaire : sincérité dans la réponse à l’action technique de Tori, proportionnée, adaptée à son niveau (notamment quand Aïte, en tant que Uke, est plus expérimenté que Tori)….
L’attaque, si c’est une frappe, même puissante, doit se relâcher lors de la prise de contact par Tori, tout en restant présente : le point de contact permet une connexion des deux partenaires, une écoute de l’autre.

Il ne s’agit pas d’attaquer à corps perdu, en se sacrifiant ou en partant pour perdre.
Il ne s’agit pas de fausser l’attaque pour anticiper la technique de Tori et l’empêcher

Il ne s’agit pas de se rigidifier, se figer, en un point inutile, pour empêcher tout mouvement…


samedi 23 septembre 2017

Aïte : Sincérité et sens de la technique (1)


Aïte 

=  le partenaire (traditionnellement signifiait « l’adversaire armé »)


Drawing: aikido_gyaku_hanmi_katatedori - Aikido Seisho Kan


En situation d’apprentissage, pendant les cours, chacun d’entre nous alterne sans cesse deux rôles :

On est Tori (celui qui prend le corps, l’attaque de l’autre et exécute la technique), puis on devient Uke (celui qui reçoit la technique). Il y a une notion d’échange où, sans notion de perte, les deux partenaires travaillent ensemble, tout autant dans le rôle de Tori que dans celui de Uke, trop souvent négligé. Uke n’est pas simplement celui qui va perdre, c’est un véritable Aïte, un véritable partenaire. On évoquera dans cette réflexion sur Aïte son attitude dans son rôle de Uke.

Les qualités, les fondamentaux que l’on cherche à développer en tant que Tori doivent s’exprimer en tant qu’Aïte, en tant que partenaire:

On demande à Tori de garder son shiseï lors de la réalisation d’une technique, il en est de même pour Aïte lors d’une attaque ou lorsqu’il reçoit ensuite la technique en tant que Uke.

On demande à Tori d’avoir un ma-aï adapté, il est de même pour son partenaire au cours de l’attaque et lorsqu’il reçoit la technique.

Si Tori doit maîtriser le déplacement, taï sabaki, tenkan… les pivots, alors lorsqu’il devient Uke, il doit également pouvoir pivoter, sans perdre son shiseï, en cherchant à retrouver son équilibre, se recentrer sur Tori qui s’est déplacé, conserver une distance (ma-aï) qui ne l’expose pas….. plutôt qu’offrir des ouvertures, casser le corps ou piétiner…

Awase, la connexion, est indispensable dans chacun des 2 rôles. Tori ne peut terminer correctement sa technique, sans maintenir une connexion permanente. Si Aïte cherche à rompre volontairement ou non cette connexion, soit il empêche le travail de Tori, soit il se met en danger en n’étant plus à l’écoute de l’action de Tori.

A un certain niveau, lorsqu’on quitte le travail d’exercice, de construction technique, et qu’on passe au stade d’application martiale (ou même dans le kaeshi waza où le respect des fondamentaux est indispensable à la réalisation d’une technique de « retournement »), il n’y a plus de rôle distinct Tori-Uke. Lors de la rencontre entre les 2 partenaires, les rôles ne sont pas pré-définis, et celui qui saisit l’opportunité devient Tori. Tori peut aussi inciter à l’attaque...

mardi 19 septembre 2017

Les termes qui aident à affiner nos sensations Aïkido


Pratiquer l'Aïkido, c'est entrer dans le monde des sensations.

Ce seront de riches échanges non verbaux avec des individus sur un support martial. C'est pour cela qu'on entend parfois que l'Aïkido est considéré comme un art de la communication. Pratiquer la non-violence au sein d'un art de combat ne peut s'improviser et ne rester qu'un concept. Il faut mettre en place des techniques et maîtriser de nombreux principes.

Après avoir acquis les Kihon waza (techniques de base, académiques) ainsi que toutes les sortes d'attaques, déplacements, chutes, l'alchimie de tous ces éléments va permettre de riches échanges.

En progressant, l'Aïkidoka va paradoxalement épurer, retirer, les éléments inutiles à la réalisation de ses techniques à l'image d'un bouquet d'ikebana, où ne restera dans le vase, que le strict minimum. En Aïkido, il s'agira d'ôter après en avoir pris conscience, certaines raideurs, tensions, retards, postures inadéquates... On n'apprendra pas plus de techniques avec les années. Au mieux, créer des combinaisons (HENKA WAZA ou « variations »). Par contre, on tendra à les affiner. Viendront de nouvelles sensations.



(photo drawing from internet)



Il est très difficile de verbaliser les sensations en Aïkido. On garde alors les termes Japonais car nous ne trouvons pas l'équivalent en langue française.

On trouve beaucoup de théoriciens et d'historiens de l'' Aïkido sur les tatamis français. Cette liste de termes n'a pas pour but de rajouter de « l'intellectualisme », mais d'ouvrir le champs des sensations en osant y accoler des termes. L'intérêt est de parler le même langage propre à notre art.

DE AÏ : maîtrise du moment du contact, de la rencontre (notion de temps, de timing)

MAAÏ: maîtrise de la juste distance, de l'espace
La conjugaison des deux maîtrises forme la juste appréciation du temps et de l'espace idéal pour entrer en contact ou esquiver son partenaire. Maîtriser le temps et l'espace est, au passage, une des quêtes du ZAZEN, mais aussi de bon nombre de pratiques autant physiques que spirituelles.

On peut alors parler de AWASE (la rencontre) du verbe AWASERU (s'harmoniser, s'adapter).
Mais avant tout, TORI dispose de trois manières de travailler:

SEN NO SEN: Aller au devant de l'attaque, anticiper, prévoir, démarrer avant, voire la provoquer. Ceci demande une grande maîtrise. Il faut alors observer la moindre velléité d'attaque chez Uke et interpréter les signaux trahissant sa prochaine envie d'attaquer. On aiguise alors notre acuité sensorielle tout sens confondus ( Synesthésie). Le SEN NO SEN évite de se faire bloquer, verrouiller, fixer ou tout simplement de recevoir un coup.

TAÏ NO SENLe travail se fera en même temps (c'est la majorité des échanges entre débutants dans les dôjôs). Le « gros » de leur pratique courante.

GO NO SEN: réaction de Tori au dernier moment. En laissant venir. On retardera l'envie d'intervenir. C'est une prise de risque avec courtes esquives. (travail difficile car il ne faudra pas pour autant se laisser bloquer ou toucher).

« SEN » désigne une notion de temps. Pour information, SENSEI (professeur) veut dire « celui qui est né avant ».

Il ne faut pas confondre avec GO NO GEIKO: Travail en résistance (rare sur nos tatamis, juste afin de connaître la puissance, trouver l'économie d' NRJ, ressentir toute la portée des techniques, mieux gérer sa stabilité).

Par opposition, JU NO GEIKO sera alors un travail en souplesse.

Avant tout, afin de construire une attaque cohérente et déterminée, Uke doit maîtriser son KI KEN TAI NO UCHI (coordination de l'énergie, de la frappe, du corps dans le même temps).

Autant dans le camps Uke que Tori, les bras sont en UDE KATANA (bras ayant la courbure d'un sabre, ni tendus ni pliés). Les deux pratiquants veilleront à toujours être en KEN SEN (alignés comme deux sabres pointe à pointe).

Vient ensuite la manière idéale de conduire, de coller au déséquilibre d' UKE. On parle alors de de KI-MUSUBI (conduire le déséquilibre en fusionnant).

Même si la grande majorité des techniques agissent sur les bras, les poignets d' Uke, ce n'est pas ce qui doit intéresser TORI. Il faut rechercher un échange KOKORO NO KOKORO (de coeur à cœur, d'âme à âme). Les bras ne sont qu'un trait d'union.

Durant la pratique, le KI KAÏ TANDEN ( " l'océan du Ki" ou centre de gravité) est toujours placé dans le HARA (ventre physique et spirituel). Véritable tour de contrôle, siège des mouvements réflexes. De là que tout part, tout se décide, tout se gère. Ce centre de gravité, ce point immatériel, on le situe idéalement à 3 centimètres au dessous du nombril. Mais c'est seulement lorsque le corps est à l'arrêt et bien équilibré (telle l'image de l'Homme de Vitruve de Léonard de Vinci).

Car tout mouvement ou geste tendent à le déplacer. Il peut même être en dehors du corps selon certaines positions ou postures. Tori s'évertuera sans cesse à le garder centré et axé dans son HARA.

On peut, dès lors, aller vers encore plus de fluidité ( KI NO NAGARE ou énergie qui s'écoule librement).

Il faudra alors régler son KOKYU RYOKU ou "autorité naturelle" (la force qui émane du ventre lorsqu'on est très bien entraîné «équilibre souffle /énergie /mouvement »)

Durant l'échange, TORI aura le choix de passer d'une technique à l'autre de façon cohérente et naturelle (HENKA WAZA).

Durant l'échange le regard doit être placé bien horizontal, avec une vision périphérique sur l'ensemble du Dôjô. Sans regarder ses bras ni l'arme qui l'attaque. On parle de ME TSUKE.

Au final, en fin de projection ou lors d'un contrôle au sol, ZANSHIN devra être observé (temps de vigilance en fin de techniques,concentration persistante), c'est la notion de maîtrise de l'espace autours de soi, c'est aussi le 3e temps de frappe en ken-suburi, le tout dans une posture parfaite (SHISEI).

Pour conclure, On n'a pas spécialement besoin de connaître tout ces termes pour atteindre un bon niveau en Aïkido.

Les pratiquants «sur-doués » trouveront instinctivement ces étapes de progression soit par modélisations et observations de leur senseï après des heures de pratique, soit tout simplement, de façon innée.

Toutefois, le fait de verbaliser ces différentes sensations et principes, permettra à la grande majorité des pratiquants d'en prendre conscience dans un premier temps, puis de les affiner afin de s'améliorer d'autre part.

Patrick Belvaux


lundi 11 septembre 2017

LE SILENCE DANS LA PRATIQUE

Ce que j’ai apprécié le plus,le jour où j’avais fait le choix de l’Aïkido parmi toutes les spécialités qui m’avaient été présentées à cette nuit des arts martiaux au Palais des sports en 1974, avait été le silence, le calme et les sourires des Aïkidokas.
A l’époque, c’était M°André Nocquet qui officiait.
Entre les déplacements fluides et les techniques sophistiquées,pas une parole… Chacun avait son rôle prédéfini, échangé chacun son tour
Depuis ce temps, ce calme et ce silence auront alimenté au quotidien mon Aïkido.


Seulement aujourd’hui, lors de stages ou interclubs, je dois très souvent couper mes oreilles régulèrement dans ma pratique selon mes partenaires.
Certains n’arrivent pas à créer la séreinité en cédant au monologue dès les premières minutes de l’échange.
En effet, ils se sentent obligés de dire leurs sensations pour les uns, exprimer leurs lacunes pour les autres, et, pour les derniers (les pires) et quelque soit leur niveau, ceux qui font « un cours dans un cours », se substituent au professeur, vont se sentir obligés de vous critiquer, donner des conseils non sollicités, vous faire des remarques sur votre pratique ou encore ré interpréter les consignes du maître,… modifiées par leurs propres lunettes.
Ces derniers peuvent être eux mêmes des enseignants.
Leur « déformation professionnelle » est alors plus forte que leur maitrise de garder le silence et rester dans l’observation.
Sinon,d’une manière générale, ici, le latin a beaucoup de mal à lutter contre le besoin de verbaliser pour tout et rien dans ses habitudes…
Ces réactions sont rarement animées d’une mauvaise intention mais cela fait preuve d’une immaturité martiale.
Comment leur faire comprendre,au risque de se mettre à parler soi-même,qu’ils gâchent profondément l’échange et que leur « conseils sauvages » nuisent paradoxalement aux progrès recherchés?
Il suffit d’intégrer quelques principes simples répétés par nos maîtres ; « L’échec construit », « c’est en faisant des erreurs que nous progressons », et j’ajouterai : « dès lors que le partenaire ne demande pas de l’aide,laissons le chercher de lui-même ». Rester muet sans pour autant devenir conciliant en tant qu’Uke, fait également progresser le'nseignant plutôt que de noyer le pratiquant sous un flot de consignes. Pour autant, il n’est pas question de créer de l’austérité et de la gravité artificielle. La bonne humeur, les sourires, rires n’interfèrent pas dans la progression de chacun.
Ici, à l’AKDN,tous les hakamas ont comme consigne de rester silencieux avec leur partenaire jusqu’au moment où celui-ci demandera conseil. Pas avant.
Dès lors, chacun en sortira gagnant. La sérénité rejaillit dès lors dans tout le dôjô et dans les esprits…
Il suffit de s’y tenir, et de diffuser ce concept….

Patrick BELVAUX
déc 2016
http://www.akdn.fr/la-faq-de-laikido/letiquette/le-silence-dans-la-pratique/




samedi 9 septembre 2017

GiỚI THIỆU AIKIDO - video tiếng Việt


Điều khó khăn nhất để chinh phục trong thế giới này là chính bản thân mình... 
La chose la plus difficile à conquérir dans ce monde est soi-même...

(Shoshinsha'lan)




NHẬP MÔN AIKIDO - phụ đề Việt ngữ

NHẬP MÔN AIKIDO
HIỆP KHÍ ĐẠO
đạo chủ: Sahara Fumiharu
*
Jizai shin - Tự tại tâm
Kokyu ryoku - Hô hấp lực
Ittai ka - Nhất thể hóa


Durée 80 minutes, ce DVD guide le débutant (Shoshinsha) de toutes les techniques de base et les aide à expliquer la théorie arts martiaux d'aikido


DVD Nhập môn Aikido
DVDで見て、学ぶ 身体づかいの「理」を究める!<実践>合気道入門) 

với thời lượng 80 phút, DVD này hướng dẫn người sơ tâm (Shoshinsha) mọi kỹ thuật căn bản và giúp họ lý giải tiệt để về thuật lý của môn võ học này.
DVD được Gokuraku Shujo dịch phụ đề Việt Ngữ.

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Nguồn:
source: https://gokuraku-shujo.blogspot.fr/2014/11/Nyumon-Aikido.htm



vendredi 8 septembre 2017

Shoshin : l’Esprit du débutant…

Posséder l’esprit d’un débutant signifie pratiquer chaque jour comme si celui la était le premier. Avec enthousiasme, avec le désir de découvrir de nouvelles choses, et prendre tout ce que l’on nous « donne » que ce soit d’un Sempaï, ou d’un Kohaï.
L’objectif dans la pratique est de garder l’esprit pur du débutant pour pouvoir continuer à progresser sans cesse.


L’esprit du débutant est très difficile à conserver. Shoshin implique d’avoir un esprit ouvert, prêt et libre. « L’esprit du débutant » présente de nombreuses possibilités d’intégrations, semblable à une éponge, prête à absorber tout ce que l’on lui soumet.
Shoshin est une attitude nécessaire pour pouvoir continuer à progresser dans la voie, notamment celle du Budo. Celle-ci englobe la sincérité, la modestie, l’humilité, l’ouverture, la patience,  la maîtrise de soi, , elle est dépourvue de préjugés et de discrimination.
Cependant, Shoshin n’est pas seulement l’état d’esprit requis pour le débutant, mais doit être présent à toutes les étapes de la formation. La manifestation de Shoshin varie donc selon que l’élève soit débutant, intermédiaire ou avancé dans sa pratique. C’est aussi ce que l’on peu appréhender comme « No-Mind » – la non pensée – le Ku (le vide).
Comme le dit Jaff Raji dans le slogan de son école Ecole de Budo RAJI Internationale,  » A state of mind » – Un état d’Esrprit –
C’est l’aboutissement de la voie du Budo. La volonté de coller à l’esprit du débutant est une clef d’adhésion à l’étude de toute Voie (martiale, artistique…). Pour garder un  bon shoshin, il faut prendre garde à  l’orgueil et la présomption ce que l’on peut entendre par l’EGO, plus familièrement « prendre la grosse tête ».
Il est vital de maintenir une auto-réflexion (remise en cause partielle) tout au long de son évolution (cf. art. "enseigner l’aikido, un choix, une vocation, une passion…" ).
Perdre son Shoshin signifie l’arrêt de son évolution. Si l’arrogance est la principale cause de la perte de son Shoshin, modestie et humilité, ses pendants, sont nécessaires à son maintient.
A un Esprit juste celui qui reconnaît la distance à parcourir,  qui connait l’existence des choses au-delà de la réalité elle-même, tout en continuant sur le chemin du développement, de sa propre voie.
La réflexion et la compréhension de la nature humaine s’approfondit. Il y a encore une grande influence des idées médiévales dans toute la tradition des formes d’art japonais, y compris le Budo et dans la conscience japonaise d’aujourd’hui.
Il était, et est important de prendre conscience que le chemin est long et difficile, il faut l’aborder pas à pas, et sortir des chemins tracés, revenir sur ses pas pour avancer plus vite et en se construisant de bonne base.
Prendre le temps d’admirer le paysage, savourer les couleurs, les odeurs de la nature du chemin que l’on emprunte, prend du temps mais s’assurer des racines, des bases. Alors que prendre une autoroute sans prêter attention à ce qui nous entoure, donne l’illusion d’aller plus vite, mais sans aucun souvenir auquel se rattacher pour reprendre la voie qui est la sienne.
Shoshin-o-wasurezu : «Ne pas oublier l’esprit et l’humilité du débutant. »


Fabrice & Patrice de aikidoblogtrotter.
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photo: sur internet
source: